Bali: J’ai testé un cercle de femmes

♥ Je me prépare à vivre ma première fois à l’intérieur d’un cercle de femmes.

18h, la nuit tombe et les moustiques sont de sortie. Je n’ai aucune idée de si je vais m’y sentir à ma place. Mais je suis curieuse de savoir ce qui se dit, se dévoile, dans ce genre de rassemblement.

J’entre dans le petit studio circulaire qui donne sur la rivière dans le jardin du yoga barn. Au centre, les fleurs forment un cercle autour duquel se trouve des cartes. Au milieu un oiseau de paradis, un bol avec des petits papiers. Tout autour de la pièce les coussins et les couvertures sont organisés en cercle.

Comme sont nom l’indique cette classe est réservée aux femme. C’est un lieu d’expression intime. Où la parole est libre et accueillie par les autres participantes sans réponse ni jugement. Ce moyen de parole permet de dire tout haut ce que l’on pense tout bas. De faire le point, d’y voir plus clair. Simplement de s’entendre dire, de s’écouter, de libérer sa parole.

Je suis curieuse de découvrir l’effet que ceci aura sur moi mais aussi ce que les autres participantes vont livrer lors de la séance.

La séance commence. N rappelle les règles. Pas de réaction de consolation, pas de commentaire, tu peux prendre la parole lorsque que tu tiens entre tes mains la bague Hello kitty qui remplace ici le bâton de parole (déjà ça me correspond pas mal lol). Chacune va piocher un papier avant de commencer la séance, et choisir une des cartes disposée sur le sol. Tu peux aussi choisir de déposer un objet ou un bijou au centre du cercle.

Le thème annoncé est « plaisir ». Evidement la séance se fait en anglais. Il y avait presque autant de nationalités que de filles. Mais, N. insiste sur le fait que tu peux t’exprimer dans ta langue natale si tu préfères. Parce que plus qu’à l’autre, le message que tu livres s’adresse davantage à toi-même.

 

♥ Je suis très surprise du degré d’intimité révélé par la plupart des histoires à l’intérieur de ce cercle de femmes.

 

bali: cercle de femme

La première se lance. Pas facile de dire tout haut, ce qui t’affecte, te fragilise au plus profond.

Ce qui me frappe aussi c’est la similitude des histoires. Non nécessairement sur le contenu direct mais sur la similitude des émotions vécues. J’ai l’impression de voir toute ma vie défilée au fur et à mesure que chacune se raconte.

La première démarre, elle raconte sa solitude parfois en voyage. Elle est partie depuis 6 mois en tour du monde. Elle raconte les émotions que lui procure le fait de se sentir seule parfois, de ne pas savoir toujours comment gérer le vide. Elle parle de la fatigue du voyage, de l’organisation des trajets. Du stress que cela lui procure malgré le plaisir de réaliser son rêve et ce sentiment de liberté.

Je me revois à Montréal il y  a 5 ans. Mon premier mois de voyage autour du monde. Je pleurais régulièrement. Je me posais milles questions: est ce que j’ai bien fait de tout plaquer? Pourquoi ? pour aller où en fait ? Comment occuper mes journées ? Est-ce que je perds mon temps si je glande, si je regarde un film ou m’enchaîne les épisodes de l’amour est dans le pré sur youtube ??

♥ Comment garder la notion de plaisir quand tu te retrouves dans une situation que tu as tant désirée et qui te procure une dose de stress que tu as du mal à contrôler ??

C’est au tour de la deuxième. Elle est artiste, chanteuse. Elle a tout plaqué aussi, elle voyage depuis 2 ans non stop. Elle adore sa liberté, les découvertes que lui procurent le voyage, les échanges. Mais elle fatigue de raconter son histoire en boucle à chaque nouvelle rencontre. Elle parle de la difficulté de dire au revoir tout le temps et qu’elle aimerait bien pouvoir se poser de temps en temps. Trouver l’endroit où elle pourrait se construire une bulle, profiter encore plus du voyage.

Bon bah ça c’est moi il y a deux ans… J’en ai parlé plus longuement dans cet article : “le syndrôme forest Gump du voyageur”. Je n’en pouvais plus d’avoir le sentiment de répéter sans arrêt la même chose, d’essuyer les auberges de jeunesses et d’accumuler les rencontres. Je rêvais d’un vrai chez moi, quelque part où je pourrais enfin poser mes bagages entre 2 voyages. Reprendre la peinture, le sport, profiter de mes amis, de ma famille tout en ayant mon intimité … ahhhh difficile de tout avoir paraît-il … mais c’est pourtant bien ma finalité. 

♥ La troisième, nous raconte en quoi elle essaie de se libérer de son rôle de « bonne petite fille ». Tu l’as déjà eu ce sentiment ?

bali cercle de femmes

Agir en fonction de ce que tu imagines que les autres attendent de toi. Penser à faire plaisir aux autres notamment à tes proches, tes parents. Et finalement avoir le sentiment trop souvent de passer à côté de sa vie.

C’est aussi un sentiment qui m’habite souvent. C‘est une façon de se sentir exister aussi à travers le regard des autres, que de les satisfaire.

Mon voyage avait ce but dès le départ: me sentir exister dans mes propres yeux. Me nourrir de ce que j’aime, apprendre des choses nouvelles, retrouver la passion qui m’anime et trouver le chemin vers l’amour de soit. C’est ce que je raconte dans l’article “Pourquoi j’ai tout quitté pour voyager”.

Parfois en prenant de la distance avec sa vie, son quotidien, ses proches cette démarche devient plus aisée. Tu peux te reconstruire plus proche de ta véritable identité. Pas celle qui te colle à la peau depuis des années. Parce qu’au fond, le changement fait tellement peur, qu’on te relie à un toi passé pour conserver le souvenir d’une vie immuable. Mais la  vie c’est tout sauf la permanence.

C’est le mouvement, le changement, l’évolution. J’ai lu il y a quelque temps une phrase qui me parle : « Si tu es la même personne à 40 ans qu’à 20 ans, c’est que tu as perdu 20 ans de ta vie. » Ca ne veux pas dire qu’on devient une complète autre personne non plus. Mais simplement que l’on a le droit de grandir, d ‘évoluer de modifier sa pensée, la façon de voir la vie, d’aimer ou que sais-je encore.

Je ne me souviens pas en détail de chacune des histoires mais j’ai souvent souri et hoché la tête au cours des interventions.

♥ Ta vie t’appartient, pourquoi ça semble parfois si compliquer à réaliser ?

C’est au tour de la femme à côté de moi. Elle prend beaucoup de notes. Elle est d’origine indienne. Elle nous raconte que ses parents insistent pour qu’elle congèle ses ovules à 47 ans ! Elle se met à pleurer. “Pourquoi, ma vie est elle jugée? Qu’elle mal y a t-il à être célibataire et sans enfant ? Pourquoi mes choix de vie sont jugés et non respectés ?”

Quand on choisi des parcours de vie en marge de la multitude c’est un sentiment que l’on comprend. Devoir se battre pour garder l’appartenance de sa propre vie quelque soit nos choix, ce n’est pas de tout repos.

Je dois dire, que ce sentiment de décevoir avec ma vie de vagabonde qui n’aime pas faire de plans, qui ne sait pas où elle va et qui se laisse porter par le vent m’a évidemment déjà touché. L’image de la femme célibataire, qui sans mari, reste aux yeux du monde, une petite fille pour l’éternité,ou parfois pire, la femme de tout le monde à qui on peut se permettre de tout dire. Et la question de l’enfant, forcément tu y as déjà pensé, quelque soit le choix que tu aies fait. Je vais même te dire que la congélation d’ovules a fait parti de mes questionnements il y de ça quelques années.

J’étais en couchsurfing au Japon. C’est la jeune femme Japonaise chez qui je logeais qui a lancé le sujet. Elle avait congelé les siennes. Cette pratique qui semblait monnaie courante au Japon ne m’avait jamais frôlé l’esprit. Mais tu sais quoi, c’est la première chose sur laquelle je me suis renseignée de retour en France. Et puis quand j’ai bien compris de quoi il en retournait, je t’avoue que j’ai vite laissé tomber cette nouvelle idée.

 

♥ La puissance de ce cercle de femmes: Savoir se parler vrai, oser se dire.

bali carte oracle

C’est à mon tour. Je ne trouve pas ça facile de se raconter. Pourtant je suis très bavarde. En écoutant les autres, je pensais: Que vais-bien pouvoir leur dire ? J’avais plus à l’esprit de passionner mon auditoire, moi qui adore raconter des histoires que de libérer un sentiment profond.

Il m’a semblait prendre un temps de parole assez long, voir trop long.  J’ai beaucoup raconté mon histoire passée, j’avais du mal à exprimer mes blocages actuels. Je voulais éviter de me montrer trop faible. Il fallait que je parle d’un sujet que je maîtrisais, que j’avais déjà digéré tellement je l’avais raconté. C’est après la séance que je réalise que j’ai tourné autour du pot. 

Je ne me retrouve pas dans la carte que j’avais pioché. Et j’étais frustrée. Je sais pourtant que derrière chaque carte il y a un message. Mais celui là ne me plaisait pas. Je ne saurais te dire pourquoi car j’ai oublié le contenu de cette carte.

Quant au mot que j’avais pris dans le petit pot, il s’agissait du mot « union ». Ca me parle assez en revanche. Chercher en soit l’alignement, l’unité. Ne pas se sentir éparpillée en permanence. Mais je n’arrive pas à m’y connecté. Je pense trop. Je veux maîtriser mon propos. Et je n’arrive pas à lâcher prise. Je me juge.

Je suis déçue de m’être menti à moi-même. De ne pas avoir osé lâcher ce que je ressentais réellement, comme je l’ai perçu dans les histoires des autres filles. Immédiatement j’ai eu envie de renouveler l’expérience pour m’autoriser cette fois à parler sans calculs. En même temps je me dis que c’est la leçon à tirer de de tout ça. Lâcher preise, une fois de plus pour accéder à l’essentiel.

Puis l’une parlera du plaisir de la création, des difficultés qu’elle a eu à faire accepter à son entourage ses projets pour devenir écrivain, ses doutes pendant l’écriture de son livre. Et puis la réalisation de son rêve. Celle là aussi ça raisonne dans ma vie. 

♥ Le cercle de femmes se conclu par un beau mot « Belong » qui veut dire « appartenir ».

bali cercle de femmes
La qualité de cette photo n’est vraiment pas terrible mais c’était pour te donner un aperçu de l’atmosphère du lieu …

C’est le mot pioché par une jeune américaine qui raconte alors sa nouvelle vie de digital nomade. Elle aussi entreprend un voyage. Elle parcours l’Asie tout en exécutant son travail à distance. Mais elle doute. Elle est partie depuis 10 mois et déjà elle fatigue, elle a peur de la suite, de l’inconnu, de se tromper de route. Elle a du mal parfois à retrouver le plaisir. Mais elle vient de croiser à Bali un canadien qui lui a redonné une étincelle, le plaisir de la vie, celui de se sentir femme.

A la fin du cercle, N. éteint la bougie. Nous récupérons nos objets, bijoux déposés au centre du cercle au début de la séance. Il semble y avoir une grande connexion entre chacune, sans pour autant d’attachement. Nous nous dirigeons les unes vers les autres, le temps de quelques courtes conversations, puis chacune repars dans l’obscurité de la nuit, plus illuminée dans son intériorité qu’à l’arrivée.

Je suis revenue la semaine suivante, le thème était : “your biggest Taboo”. Cette fois ci, je n’ai pas réfléchis, j’ai dit ce qui me venait à l’esprit juste au moment d’ouvrir la bouche, sans chercher à nourrir l’intérêt des autres. Et j’ai pleuré …

♥ As-tu déjà vécu un cercle de femmes ? Si tu le souhaites, partages-nous ton expérience dans les commentaires.

♥ Sinon, souhaiterais-tu y participer un jour ?

♥ Pour en apprendre davantage sur les cercles de femmes, tu peux lire l’article “secret de l’amitié féminine” qui reprend point par point ce qui se joue dans ces rassemblements.

♥ Je te partage les liens les tarots et les oracles que j’utilise le plus souvent par ordre de préférence :

J’en utilise beaucoup d’autres mais ces 3 là sont vraiment ceux qui me parlent le plus.

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